Explorer vos options

Six conseils pour voyager à l’étranger sans se ruiner

Comment intégrer l’aventure d’une vie à votre programme de sécurité financière

Si vous aviez un budget plus limité, dans quels types de dépenses couperiez-vous et que conserveriez-vous? Bien des gens commencent leur planification budgétaire avec les éléments essentiels : le loyer, l’épicerie, les services publics, le prêt automobile, l’assurance et les placements. Au-delà de cela, une personne au budget serré pourrait limiter ses dépenses de divertissement, comme les sorties au cinéma et au restaurant, ou encore l’achat de DVD ou de jeux vidéo.

Les dépenses de voyage : Trop souvent, ce sont les premières à partir

L’un des éléments du budget qui disparaît souvent lorsque les temps sont plus durs, c’est celui des voyages. Et c’est très dommage, pour plusieurs raisons :

  • Les voyages contribueraient à faire diminuer les risques de crise cardiaque et de dépression, et pourraient même favoriser la santé du cerveau1.
  • Les voyages réduiraient le niveau de stress parce qu’ils nous permettent de prendre une pause des situations difficiles (comme celles qu’on peut trouver au travail)2.
  • Les voyages permettraient de stimuler la créativité, ce qui en fait une excellente expérience de perfectionnement professionnel pour les écrivains, les artistes, les musiciens et les autres personnes au tempérament novateur3.

Néanmoins, les voyages peuvent sembler très onéreux, en particulier pour les destinations outre-mer. Dans bien des cas, le coût d’un vol transatlantique à lui seul peut dépasser largement les 1 000 $; une somme considérable pour toute personne devant faire face à des dépenses considérables, comme des versements hypothécaires ou des frais de garde d’enfants. En plus du coût du billet d’avion, il y a aussi les frais d’hébergement, de nourriture, de location de voiture et plus encore.

Malgré tout, les gens qui tentent de respecter leur budget devraient-ils oublier les bienfaits du voyage uniquement en raison des frais qui y sont liés?

Voyager sans se ruiner

Bien entendu, la réponse à la question ci-dessus varie selon votre situation financière. Cela étant dit, il existe un certain nombre de moyens de gérer efficacement les coûts de voyage, même quand on se sent serré financièrement.

1. Voyager hors saison

Si vous souhaitez aller en Europe, la période la plus dispendieuse est probablement l’été, quand il fait chaud et que les risques de pluie ou de neige sont assez faibles. De façon générale, la période allant de juin à août constitue la saison de pointe; la basse saison, quant à elle, s’étend de novembre à mars. Les autres mois, soit avril, mai, septembre et octobre, sont en quelque sorte des saisons intermédiaires; le coût de voyage pendant cette période varie entre ceux de la saison de pointe et ceux de la basse saison4.

En résumé, si vous êtes prêt à faire de l’exploration en portant quelques couches supplémentaires de vêtements et en vous armant d’un parapluie en réserve, vous pouvez économiser beaucoup d’argent. De plus, vous pourriez éviter les longues files d’attente qui peuvent compliquer les voyages estivaux.

Il existe un certain nombre de façons de gérer efficacement les coûts de voyage, même quand on se sent serré financièrement.

2. Planifier longtemps avant le départ

L’une des erreurs les plus communes est de ne pas planifier à long terme. La planification peut vous procurer la liberté de magasiner les meilleurs prix de billets d’avion et d’hébergement. Cela peut sembler cliché, mais la patience porte effectivement fruit : plusieurs compagnies aériennes, hôtels et entreprises de services de voyage offrent des rabais surprise qui peuvent transformer radicalement le coût global d’un voyage emballant. Si vous voulez augmenter vos chances de repérer des prix modiques, vous pourriez vous inscrire aux listes de diffusion de compagnies aériennes et d’hôtels.

En revanche, si vous avez la possibilité de partir sur un coup de tête, certains services de voyage offrent des rabais dans des délais extrêmement courts, en fonction des annulations. Le fait d’être informé de ce type de service peut vous aider à épargner beaucoup d’argent – vous devez seulement être prêt à partir à tout moment.

3. Tirer le meilleur parti de l’économie du partage

Les frais d’hébergement et de location de voiture sont deux des principales catégories de dépenses en matière de voyages sur de longues distances. Cependant, ils ne doivent pas obligatoirement être très coûteux, si vous êtes disposé à utiliser les services de l’économie du partage – lesquels prennent de plus en plus d’importance. Ce type de service permet à des gens de « partager » leur logement et leur véhicule avec des touristes.

Si vous n’avez jamais essayé Airbnb, BlaBlaCar ou Zipcar, vous aurez une belle surprise. Ces services de partage peuvent vous faire vivre des vacances beaucoup plus abordables.

4. Travailler à l’étranger

Cette option n’est peut-être pas envisageable pour les personnes qui ont des engagements fixes, comme un travail dans un bureau ou des enfants qui demandent des soins, mais si vous avez relativement peu d’attaches, vous pouvez financer vos voyages à l’étranger en trouvant du travail dans le pays de votre choix. En fait, il existe même des programmes qui sont conçus pour aider les Canadiens à trouver un emploi temporaire dans un pays étranger, comme la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Il y a des postes qui sont habituellement accessibles aux voyageurs, notamment barman, serveur, guide touristique, membre du personnel d’un navire de croisière, moniteur de ski et ouvrier agricole. Si vous aimez travailler avec le public, il existe aussi de nombreuses occasions d’enseigner l’anglais à l’étranger, tout particulièrement dans les grands pôles asiatiques, comme Tokyo, Séoul, Pékin et Bangkok. Évidemment, il est préférable de passer en revue les règles régissant la main-d’œuvre étrangère qui sont en vigueur dans votre pays de destination avant de vous lancer.

5. Utiliser vos points

En ce moment, plusieurs entreprises offrent des systèmes de récompense sous forme de points, ce qui peut vous aider à couvrir une partie des coûts des voyages. Par exemple, plusieurs cartes de crédit ciblent spécifiquement les gens qui veulent voyager en leur offrant des rabais importants sur les frais d’hôtels, de compagnies aériennes ou de location de voiture.

Afin de tirer le maximum de ces rabais, il est recommandé d’utiliser ces cartes pour vos achats – au lieu de l’argent comptant, d’un chèque ou d’une carte de débit. Selon les récompenses offertes, cette option peut réduire considérablement le coût total d’un voyage.

6. Profiter au maximum de vos rabais pour étudiant ou aîné

Si vous êtes un étudiant ou un aîné, cherchez les rabais offerts par des entreprises de transport ou des restaurants qui sont destinés à ces types de clients. Certaines sociétés font des efforts concertés pour attirer ces deux groupes de personnes grâce à des réductions ciblées, en particulier pour les périodes de la basse saison et des saisons intermédiaires. Encore une fois, il s’agit d’être patient et de bien planifier à long terme votre voyage.

Suivre quelques-uns des conseils ci-dessus peut transformer un voyage initialement perçu comme hors de prix en une expérience dont le coût est beaucoup plus raisonnable. Il existe bien sûr d’autres options, la plus incontestable étant de rester plus près de chez soi. Le fait de voyager au Canada n’est certainement pas à considérer comme un compromis, étant donné l’étendue impressionnante de notre pays et la diversité des expériences visuelles, auditives et interpersonnelles qu’on peut y vivre.

Quoi qu’il en soit, c’est toujours une excellente idée de parler à un conseiller en sécurité financière de l’incidence de vos vacances sur votre situation financière.

1Chris Erskine, «Travel is the best medicine, study finds», Los Angeles Times, 17 décembre 2013. [en anglais seulement]

2«Stress in America: Missing the Health Care Connection», American Psychological Association, 7 février 2013. [en anglais seulement]

3Brent Crane, «For a More Creative Brain, Travel», The Atlantic, 31 mars 2015. [en anglais seulement]

4Rick Steves, «When to Go to Europe: Timing Your Trip», Rick Steves' Europe. [en anglais seulement]

Partager :

Les renseignements fournis reposent sur les lois, règles et règlements actuels régissant les résidents canadiens. À notre connaissance, les renseignements fournis sont exacts au moment de leur publication. Les règles et les interprétations peuvent changer, ce qui peut compromettre l’exactitude de l’information. Les renseignements fournis sont de nature générale et ne devraient pas remplacer les conseils qu’il convient d’obtenir lorsqu’une situation spécifique est examinée. Pour des questions particulières, vous devriez consulter un juriste, un comptable, un fiscaliste ou tout autre conseiller professionnel approprié.