Faire fructifier votre argent

REER et CELI : Les rudiments

Avec autant d’options d’épargne offertes, il peut être difficile de trouver celle qui convient le mieux à vos besoins. Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) sont deux instruments d’épargne populaires. Tous deux sont enregistrés auprès du gouvernement et permettent d’économiser de façon fiscalement avantageuse.

Un certain nombre de facteurs, tels que l’âge, le revenu, le taux d’imposition et les besoins futurs de liquidités, serviront à déterminer le véhicule d’épargne le mieux adapté à votre situation. Comprendre les différences entre les deux options et leurs avantages respectifs vous aidera à prendre la meilleure décision pour aujourd’hui et demain.

L’avantage de l’épargne enregistrée

Lorsque vous placez votre argent dans un compte – qu’il soit ou non enregistré –, c’est comme si vous semiez une graine pour faire pousser un arbre. Le revenu provenant des placements détenus dans un compte non enregistré est, en règle générale, assujetti à l’impôt chaque année. Les gains de placements se trouvant dans un compte non enregistré sont également imposables en cas de vente de ceux-ci. C’est comme si vous élaguiez votre arbre, faisant en sorte d’en ralentir la croissance.

Ce n’est toutefois pas le cas de sommes placées dans un REER ou un CELI, où la différence peut se constater rapidement. Cette caractéristique propre aux comptes enregistrés permet à votre argent de s’accumuler plus vite, comme si vous arrosiez votre arbre. Le traitement fiscal unique du REER et du CELI ainsi que l’avantage de la croissance cumulée qui s’y rattache peuvent entraîner une différence importante dans vos placements avec le temps. Voyons cela de plus près.

Croissance fiscalement avantageuse

REER – Toute cotisation à un REER vous procure un avantage fiscal initial. On vous remettra un reçu officiel pour le montant de votre cotisation, que vous pourrez ensuite déduire de votre revenu lors de votre déclaration d’impôt annuelle. C’est comme si vous passiez à la caisse deux fois : vous épargnez de l’argent pour vos vieux jours et vous profitez sur-le-champ d’un allègement fiscal.

Tout accroissement de la valeur dans un REER fait l’objet d’une imposition reportée. Cela revient à dire que vous ne paierez de l’impôt sur cet argent que lorsqu’il sera retiré de votre REER à une date ultérieure. Si vous attendez la retraite avec de retirer des fonds de votre REER, vous paierez problablement moins d’impôt étant donné que votre revenu annuel sera sans doute inférieur à celui que vous tiriez de votre emploi.

CELI – Contrairement au REER, le CELI ne vous procure pas un avantage fiscal initial. Les cotisations au CELI sont effectuées au moyen de dollars après impôts. Toute augmentation de la valeur de votre CELI n’est pas imposable. Vous n’aurez donc aucun impôt à verser sur les sommes que vous retirerez ultérieurement.

Jusqu’à quel âge pouvez-vous cotiser?

REER

  • Il n’y a pas d’âge minimal pour cotiser à un REER; il ne vous faut qu’un revenu gagné.1,2
  • L’âge maximal pour cotiser est de 71 ans.
  • Vous devez transformer votre REER en rente immédiate ou en fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) au plus tard le 31 décembre de l’année où vous atteignez l’âge de 71 ans.

CELI

  • Vous devez être âgé de18 ans ou plus.
  • Un numéro d’assurance sociale valide est nécessaire.
  • Vous devez être un résident canadien.
  • Vous pouvez y déposer de l’argent chaque année, peu importe votre âge.

Plafonds et dates limites des cotisations annuelles

REER – Vous pouvez cotiser jusqu’à concurrence de 18 pour cent de votre revenu gagné de l’année 2017, sous réserve d’un maximum de 26 010 $. La date limite pour cotiser à un REER pour l’année d’imposition 2017 est le 1 mars 2018. Les cotisations versées après cette date donneront droit à un reçu officiel pour l’année d’imposition 2018.

CELI – Votre cotisation maximale pour l’année d’imposition 2017 est de 5 500 $. Il n’y a pas de date limite pour cotiser à un CELI.

Droits de cotisation inutilisés

Avez-vous raté une occasion de cotiser lors d’une année précédente? Ne vous en faites pas : vous pouvez reporter vos droits inutilisés de cotisation à un REER jusqu’à l’âge de 71 ans et vos droits inutilisés de cotisation à un CELI indéfiniment. Le 1er janvier de chaque année, votre cotisation permise pour cette année particulière est rétablie. Vous pouvez donc verser une cotisation pour la nouvelle année d’imposition tout en rattrapant vos droits inutilisés.3

Quelle est l’option qui me convient le mieux?

Il n’existe pas de règle stricte pour déterminer lequel des deux comptes d’épargne est le meilleur. Tant le REER que le CELI constituent de bons choix d’épargne à long terme, mais il y a quelques facteurs importants dont il faut tenir compte lorsqu’on prend une décision :

  • Si vous prévoyez retirer de l’argent dans un avenir rapproché, le CELI répondra sans doute mieux à vos objectifs à court terme.
  • Si vous êtes en mesure de maximiser les cotisations aux deux types de comptes d’épargne enregistrés, il est certainement plus sensé de le faire que d’opter pour un compte non enregistré.
  • Si vous devez choisir une option, posez-vous la question suivante : votre revenu annuel total est-il susceptible d’augmenter ou de diminuer avec le temps?
  • Si vous prévoyez une hausse de revenu, il serait bon de cotiser à un CELI dès maintenant, au moment où votre imposition est moindre.
  • Le fait de cotiser à un REER quand votre revenu sera plus élevé vous permettra de bénéficier d’un avantage fiscal initial plus important.

Plus vous cotisez tôt à un REER ou un CELI, plus le potentiel de croissance est élevé. Votre arbre dispose de plus de temps pour croître. Votre conseiller en sécurité financière ou représentant en investissement vous aidera à trouver la solution la mieux adaptée à votre situation.

Apprenez-en davantage sur les différentes façons d’épargner au moyen d’un REER ou d’un CELI.

Découvrez des façons de vous servir de l’épargne de votre REER ou CELI à d’autres fins que la retraite.

1 Vous devez être âgé de 16 ans et plus (18 ans et plus au Québec) pour cotiser à votre REER au moyen de fonds distincts.

2 Le revenu gagné ne se limite pas nécessairement au seul salaire. Pour les besoins du REER, le revenu gagné constitue le total annuel des revenus suivants : revenu d’emploi, revenu de location net, revenu net d’un emploi autonome, redevances, subventions à la recherche, pension alimentaire ou versements d’allocation d’entretien, prestations d’invalidité versées dans le cadre du RPC ou du RRQ et prestations complémentaires d’AE. Votre conseiller en sécurité financière ou représentant en investissement peut vous aider à déterminer ce que cela signifie pour vous.

3 De combien de droits inutilisés de cotisation disposez-vous? Pour ce qui est des REER, reportez-vous à votre avis de cotisation de l’Agence canadienne du revenu ou de Revenu Québec (sous la rubrique « Votre état du maximum déductible au titre des REER »). Votre maximum déductible pour l’année courante figurera dans votre avis de l’année d’imposition précédente. Dans le cas des CELI, téléphonez au Système électronique de renseignements par téléphone (SERT) au 1 800 267‑6999 ou allez en ligne à l’Agence du revenu du Canada – Mon dossier (http://www.arc.gc.ca/mondossier/).

Partager :

Les renseignements fournis reposent sur les lois, règles et règlements actuels régissant les résidents canadiens. À notre connaissance, les renseignements fournis sont exacts au moment de leur publication. Les règles et les interprétations peuvent changer, ce qui peut compromettre l’exactitude de l’information. Les renseignements fournis ici sont de nature générale et ne devraient pas remplacer les conseils qu’il convient d’obtenir relativement à toute situation spécifique. Pour des questions particulières, vous devriez consulter un juriste, un comptable, un fiscaliste ou tout autre conseiller professionnel approprié.